Les Enquêtes d’Hadrien Allonfleur

Capitaine Hadrien Allonfleur-Irène Chauvy-Gaelis éditions

La série des Enquêtes du capitaine Hadrien Allonfleur par Irène Chauvy

Policier historique sous le Second Empire

Chez Gaelis Éditions : Jusqu’à ce que Mort s’ensuiveEnquête à l’Opéra impérialLa Mouche du coche Le Secret de Martefon

Jusqu'à ce que mort s'ensuive-Irène Chauvy-Couverture Poche-Editions Gaelis-             Enquête à l'Opéra impérial-Irène Chauvy-Couverture Poche- Editions Gaelis             La Mouche du coche-Irène Chauvy-Couverture Poche-Editions Gaelis              Le Secret de Martefon-Irène Chauvy-Couverture Poche-Editions Gaelis

Le capitaine Hadrien Allonfleur vous parle de lui et de ses enquêtes :

“Je m’appelle Hadrien Allonfleur. Au moment où mes enquêtes débutent, j’ai vingt-huit ans et Napoléon III est Empereur des Français depuis 1852.
Je me souviens peu de mon enfance, je crois qu’elle fut heureuse ou du moins je m’en suis persuadé. Que vous dire ? Je n’aime guère parler de moi ou si je le fais c’est toujours avec un humour grinçant (me l’a-t-on assez reproché) comme si le sujet ne m’intéressait pas.

Je suis issu d’une bourgeoisie provinciale aisée, fils unique (du moins, je l’ai cru longtemps), d’un père courtier en bourse à une époque où l’affairisme était de mise. J’ai suivi des études secondaires dans un grand lycée parisien, puis je suis entré à Saint-Cyr.

Ma vie a basculé en 1859 lorsque Napoléon III, notre Empereur, a décidé d’aider le roi de Sardaigne, Victor Emmanuel, en vue de l’unification de l’Italie. En tant que lieutenant au 2e régiment des hussards, j’ai participé à la campagne d’Italie : Magenta, Solferino, que des carnages et des batailles victorieuses pour l’Empereur. Nous y avons gagné le rattachement de la Savoie, celui du comté de Nice et la dénomination par les couturiers d’une couleur rouge nommée « magenta ».

Depuis, je traîne derrière moi une horde de fantômes qui se veulent bienveillants, mais qui tiennent à me faire comprendre que si je suis là, aujourd’hui, à me pavaner dans mes beaux vêtements sur les boulevards en balançant ma canne, à soulever mon haut-de-forme devant les charmantes promeneuses aux crinolines colorées et à étages, c’est grâce au sacrifice de leur vie. Et ça, je ne peux et refuse de l’oublier, malgré mon appétence pour le cognac.

Dieu merci, il existe des moments où ils me laissent en paix et profiter pleinement de la peau d’une femme sur la mienne. Il est vrai que je plais au sexe opposé et inversement. Mes yeux verts, ma haute taille…

Outre une légère cicatrice qui part de ma tempe droite pour se perdre un peu plus bas derrière l’oreille, j’ai été grièvement blessé à la bataille de Solferino. Un sabre autrichien qui m’avait entamé l’abdomen et failli me coûter la vie, a curieusement décidé de la suite de ma carrière, puisque c’est dans le bourg où j’étais soigné (un mouroir à ciel ouvert) que j’ai résolu ma première affaire celle d’une religieuse sauvagement assassinée. Ce succès, si je puis parler ainsi, n’est pas passé inaperçu de la hiérarchie militaire ; et lors de mon retour à Paris, sur recommandation de mes chefs, je fus envoyé auprès du comte de Persigny, ministre de l’Intérieur et chargé de la surveillance de personnages publics (j’étais un service d’espionnage à moi tout seul).

À cette époque-là, je fus rattrapé par des réalités douloureuses notamment sur mon père que j’avais tant estimé et qui s’était suicidé alors que je luttais chèrement pour ma vie contre les Prussiens. Que de secrets de famille que je découvris alors, que de révélations dont je me serais bien passé !

Nommé par l’Empereur, capitaine des Cent-gardes, (un escadron de cavalerie d’élite en charge de la sécurité de l’Empereur et de sa famille), je suis devenu au fil des années l’enquêteur officieux de Napoléon III. On me sort dans des moments critiques, hors de la hiérarchie officielle.

À chaque enquête, je gagne une cicatrice, car je ne crains pas de risquer ma vie.

Ne comptez pas sur moi pour vous raconter point par point mon histoire, je me contente de vous mettre l’eau à la bouche. Allez donc lire mes enquêtes parues et à paraître aux Éditions Gaelis. Vous irez avec moi parcourir les rues de Paris bouleversées par Haussman, vous vous rendrez à Saint-Malo vous frotter à une Manche en colère, vous voyagerez jusque dans les Cévennes où quelques loups logent encore, ou vous m’accompagnerez à Chamonix pour tenter l’ascension du mont Blanc, et pourquoi pas changer d’hémisphère pour gagner la Réunion, une île pas si paradisiaque que cela.

D’aucuns m’envient, car je côtoie l’Empereur ainsi que l’impératrice qui ne semble guère m’apprécier (peut-être en sais-je trop sur les frasques amoureuses de son impérial époux), sans oublier la Princesse Mathilde, la cousine de l’Empereur, mes amis fidèles et toutes ces jolies femmes qui mettent mon cœur à nu et finissent par m’abandonner sans regret.

Enfin, je ne peux vous quitter sans vous entretenir d’Amboise Martefon, qu’il m’arrive d’appeler le « vieux », un inspecteur de la Sûreté parisienne à la retraite, bougon et moralisateur, censé m’apprendre les méthodes utilisées par la police (rapports, porte à porte…) à moi l’enquêteur dilettante et intuitif. Méfiez-vous cependant de l’importance de son réseau d’informateurs qui vaut bien celui des égouts qui sillonnent le Paris nouveau.

À un de ces quatre matins…”

Retrouver plus d’informations et de détails sur le site d’Irène Chauvy

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